Persépolis, Marjane Satrapi

Friande de cinéma (oui, j’ai la carte Gaumont, donc je vais souvent au cinéma, même pour voir des nullités, mais ça ne me coûte pas plus
cher !!), je suis allée voir le dernier film d’animation en vogue. Les affiches sont partout, vous n’avez pas pu louper la sortie de : Persépolis. OVNI cinématographique, bande
annonce amusante, rythmée par une musique entraînante, il n’en fallait pas plus pour que je me faufile lundi dernier dans une salle obscure à Montparnasse pour découvrir la vie de Marji. Déjà, en
entrant dans la salle, première impression, il ne reste plus que les deux premiers rangs de libre. Perso, ça ne me dérange pas, j’aime bien avoir l’impression d’être presque dans le film
tellement on est prêt de l’écran. Bref, bandes annonces à gogo, été oblige, et enfin le film commence…

Autant vous dire, j’avais un peu peur de me lasser très rapidement du noir et blanc, et de l’animation pendant 1h30. Heureusement, il n’en fut rien.
Que nenni !!!

Persépolis, c’est un film drôle souvent, souvent émouvant et parfois effrayant. A travers le regard d’une famille, d’une petite fille qui
grandit, l’Iran de ces 30 dernières années nous est décrites à nous, occidentaux ignorants. Et ça fait souvent froid dans le dos, froid de voir comment un nouveau régime sur lequel la population
fondait tout l’espoir d’un nouveau jour, d’un nouveau souffle, a peu à peu nécrosé tout un pays, toute une enfance, et toute la joie de bon nombre de gens. Mais attention, il n’y a pas de
jugements, juste des constats, des questions, le fil d’une vie qui subit.

Le dessin naïf et joyeux de la petite Marjane pleine d’entrain est le vrai souffle d’espoir du film. Derrière le voile du dessin et du regard d’une
petite fille, la violence psychologique est là. Le dessin permet parfois d’aller plus loin ou de montrer autre chose, différemment.

Que dire à part que j’espère pouvoir faire sentir à mes petits enfants un jour cette odeur de fleurs de jasmin, tombés d’un décolleté, dont la douceur
s’est diffusée à travers tous les spectateurs. (Voir le film pour comprendre)

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